oct 28

L’entreprise légale-mafieuse : efficience ou éthique ?

Comme le remarque Clotilde Champeyrache, Richard Posner – juge fédéral aux Etas-Unis et considéré comme un des fondateurs de l’analyse économique du droit – « n’apporte pas de réponse tranchée » à la question « l’entrée [de criminels] sur des marchés légaux doit-elle être découragée ou encouragée ? ». D’un côté, pour Posner (1986), une méthode pour réduire l’incidence du crime organisé serait d’augmenter les retours attendus d’activités alternatives et légitimes. Mais d’un autre côté, pour Posner, l’augmentation des avantages provenant d’une activité légitime pourrait réduire l’incidence du crime organisé. Ce dernier argument amènerait-il Posner à s’opposer aux normes sur le crime d’appartenance à une association mafieuse entraînant la confiscation obligatoire de tous les biens de ses membres?

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oct 28

Innovations and evolution of employment in the French food retailing.

The saturation of traditional formats in the food retail sector is at the origin of the current stagnation in the job market. But, influenced by new consumer behaviours and the impact of new technologies, the transformation of these same formats can lead to the creation of new jobs and to transformations in those jobs. Employees are gradually becoming more qualified, a process driven by the diffusion of new information and communication technologies. Although women fill most posts in the sector, the differential between female and male jobs seems to be diminishing, for reasons probably linked to the intensification of competition. While the percentage of part-time jobs in the sector, most of which are taken by women, is high, it nevertheless seems to be gradually declining due to the economic crisis, as well as to new approaches to managing working hours on an annual basis, and to the encouragement of multi-tasking on the point of employees.

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oct 25

Facteurs critiques du succès et de l’échec des coopératives de consommateurs

Contrairement à de nombreux groupes de la coopération de consommation qui, dans d’autres pays européens,  n’ont pas survécu à la modernisation de la distribution, « Les Coop » sont devenues progressivement, depuis le début de la « révolution commerciale », le groupe leader de la grande distribution alimentaire en Italie.

En 2013, les Coop étaient toujours leaders avec une part de marché de 14,7%, le deuxième groupe étant Conad (coopération de détaillants) avec 11%, le troisième  Esselunga (succursaliste) avec 8%. Globalement les coopératives des détaillants en contrôlaient environ 30% et les succursalistes la même quantité, le reste étant éparpillé entre des commerçants indépendants.

Cette comparaison internationale suscite, il me semble, un certain nombre de questions. Comment expliquer l’échec des coopératives de consommateurs en France,   l’affaiblissement progressif des coopératives dans d’autres pays, et le succès considérable des Coop italiennes au cours de la même période historique? Quels ont été les avantages compétitifs grâce auxquels les coopératives italiennes ont pu conquérir le leadership du marché, comment ont-elles réussi à les construire et pourquoi les coopératives d’autres pays n’ont pas su s’en approprier ? Est-ce que l’analyse du succès des coopératives italiennes permet de mieux comprendre l’échec des coopératives dans d’autres pays ? 

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oct 23

L’Impact du Multicanal sur le rôle de la force de vente

 

Le principal objectif de cette publication est de comprendre l’impact du multi-canal sur le rôle et le management des forces de vente. Les auteurs confrontent les résultats d’une revue de la littérature avec l’analyse des stratégies commerciales déployées par une grande marque de produits de beauté professionnels. Ils formulent des implications managériales relatives aux méthodes de formation et de rémunération qui aideront les commerciaux à accompagner la migration inter-canal de leurs clients.

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oct 22

LE DRIVE : VECTEUR DE CANNIBALISATION OU DE COMPLÉMENTARITÉ ?

Le principal objectif de cette publication est d’identifier l’impact du multi-canal sur les synergies et la cannibalisation entre le canal magasin et le drive à prédominance alimentaire. Les auteurs confrontent les résultats d’une revue de la littérature avec les meilleures pratiques des enseignes françaises. Les résultats permettent de formuler des implications managériales relatives à la conquête d’avantages compétitifs liés au développement de synergies multi-canal.

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mar 26

Grande distribution: les dangers d’une modification des contrats de distribution

Les contrats de distribution entre magasins indépendants et enseignes de la grande distribution font débat. L’Autorité de la concurrence a récemment rendu un avis contenant plusieurs recommandations.

Une réforme pour réduire les barrières à l’entrée sur les marchés locaux pourrait certes être envisageable. Il serait toutefois mal venu de s’attaquer à tous les contrats de distribution, comme le suggère l’avis de l’Autorité de la concurrence. Pour le moment, ce sont surtout la durée des contrats et les modalités de sortie du groupement qui font réagir. Pour Michel Edouard Leclerc, une durée d’affiliation longue garantit la stabilité  d’un réseau et donc sa capacité à proposer des prix bas. Serge Papin, Président de Système U souligne, quant à lui, qu’il convient maintenir les offres préalables de vente mais il semble prêt à discuter la durée des contrats. La liberté de négociation entre fabricants et distributeurs, introduite par la Loi de Modernisation Economique (LME), ne suffit pas en effet pour que les consommateurs bénéficient de prix bas. La concurrence doit également s’exercer au sein même de la grande distribution, entre les différentes enseignes, au niveau national mais également local, à l’échelle des magasins. Or, pour l’Autorité de la concurrence, la concentration est excessive à ce niveau : 30% des zones de chalandises présentent une concentration trop élevée.

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nov 04

Facteurs clés de succès et capacités stratégiques des supermarchés en ligne (Tesco)

Introduction
Au milieu des années 90, Internet a remarquablement contribué au développement du commerce à domicile, y compris dans le domaine alimentaire. Mais après une rapide croissance à la fin de cette décennie, plusieurs cybermarchés américains et européens ont déposé le bilan (Ring et Tigert 2001, Hays, Keskinocak.et Malcome de Lopez, 2004).

La presque totalité de ces échecs étaient le fait des pure players, alors que des grands distributeurs européens ‘clic et magasin’ (click and mortar) comme Tesco et Ahold ont développé avec succès leur propre stratégie de commerce électronique, ainsi que des alliances avec des partenaires américains. L’expérience et le savoir-faire acquis dans le canal magasin par les grands distributeurs à prédominance alimentaire se révèlent utiles à la mise en place du nouveau canal (Lee et Shu, 2005). Mais les distributeurs français évoquent souvent leur site marchand comme un nouveau magasin de la chaîne et semblent encore parfois tâtonner dans la mise en place d’une stratégie multi canal et des éventuelles synergies à mettre en œuvre.

Pour bien comprendre ces options et leurs possibles résultats, et mieux répondre aux interrogations des enseignes, nous proposons d’identifier les facteurs critiques de succès du développement d’une stratégie multi canal par les distributeurs à dominante alimentaire. Nous le faisons en confrontant aux résultats de notre investigation théorique, une analyse comparative des cas Intermarché.com et Tesco.com.

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nov 04

Les services en mobilité : adoption, usages et jeux d’acteurs

Résumé
Partout dans le monde, le marché des équipements et services en mobilité est en forte croissance. Le service en mobilité résulte aujourd‘hui d‘un dispositif complexe mettant en Œuvre de nombreux acteurs. Malgré cette spécificité, le processus d‘adoption des services en mobilité n‘a fait l‘objet que de peu d‘études, et encore aujourd‘hui les résultats restent parcellaires. Dans ce contexte, nous avons mené une étude de cas centrée sur le lancement de l‘iPhone en France. Cette recherche confirme l‘importance de deux facteurs d‘adoption et diffusion d‘innovation de services à forte intensité technologique : la facilité d‘utilisation (ease of use) et l‘utilité. De plus elle ouvre de nouvelles perspectives sur enjeux des marchés de services mobiles, et tout particulièrement en termes de distribution.

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nov 04

Capter la valeur en améliorant l’expérience du consommateur (Apple)

Résumé
Les mutations sociologiques et technologiques récentes ont profondément modifié le comportement des consommateurs et influencé les stratégies des entreprises. Entre autres, Internet a permis le développement de relations interactives entre firmes et individus, remettant ainsi en cause l’organisation des filières.  Après un rappel des différents approches théoriques aux évolutions des chaînes de valeurs et des modèles d’affaires des entreprises, nous retraçons l’évolution d’Apple sur les marchés de l’informatique, de la musique et enfin des télécommunications, et montrons comment son métier initial de développeur de produits s’est élargi à un métier de distributeur de services et de contenus. Nous analysons comment son entrée sur les marchés de la musique tout d’abord, des services en mobilité ensuite, a bousculé les chaînes de valeur établies, et étudions les nouveaux modèles d’affaires apparus sur ces marchés.

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nov 04

The Outlook for European Grocery Retailing: Competition and Format Development

Introduction
European retailing still shows significant national differences.
Will these differences remain in years to come? The basic fundamental trends that draw European countries together are essentially demographic and socio-economic: growth in average income, the growing added-value services sector, low population growth, the ageing population, the reduction in the average size of households, the increasing proportion of women engaged in professional activity and men’s involvement in household tasks as well as the growth in access to motorized transport and urban growth. But, if all these factors which influence consumer’s buying behaviour are currently following similar trends, they have not developed to the same extent, nor reached the same levels in all countries, giving rise to retailing landscapes that are sometimes similar, without ever being identical.
     Other factors have influenced, and will continue to influence the development of retailing structure in each country. The substantial increase in economic integration and internationalisation of retailing companies during the 1990s also contributed to bringing European markets closer together, although the differences remain obvious. The overall strategic directions, the systems of governance and/or organizational structures of European companies are indeed more similar today than in the past, but their local deployment always varies. The development of technological innovations, especially those linked to the transmission and exchange of information has further enhanced the diffusion of innovations within Europe, but at different speeds in different countries. Furthermore, government policy on retailing benefits certain types of operations in each country, particularly in relation to the intensity and nature of the national competition and the reactions it provokes…

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